mercredi 26 mars 2014

Oaxaca et la lucha libre

On continue notre route vers le sud direction la ville de Oaxaca. Cette fois on descend un peu en altitude vers 1500 mètres. Il commence à faire vraiment chaud la journée. Oaxaca est aussi une ville coloniale avec d'anciennes églises et bâtisses datant de la période hispanique. 




On a eu un peu de mal a trouver un hébergement car ici les prix explosent. En fait la ville est comme divisée en deux. Au nord de la place centrale la ville est plutôt bourgeoise et chère. Au sud c'est plus populaire. On finira par trouver un hôtel près du marché à un prix tout à fait correct, soit 280 pesos (environ 15€).
Non loin de cette ville s'étire une vallée bordée de petits villages indiens sur plus de 50 km. Il va être difficile de tous les visiter. On choisit d'aller dans le village de  Tlacolula ou le dimanche se tient un grand marché. Tous les indiens descendent des montages avoisinantes pour venir y vendre leur production. Marché ou on trouve fruits et légumes, viandes, outils forgés à l'ancienne, joug pour attacher les bœufs, textiles plus ou moins locaux et tout un tas de chinoiseries. On y goûtera le fameux alcool produit  essentiellement dans cette vallée à base d'agave nommé Mezcal. Celui ci s'apparente un peu a la tequila mais avec un goût  beaucoup plus fort. On a pas trop aimé, mais bien plus que les chapolinas. Ce sont des grillons frits et assaisonnés avec du piment ou du citron, mets très apprécié des indiens. Il fallait goûter pour savoir, on l'a fait. Mais pas questions d'en ramener un plein sac.
La visite était très agréable mais on a sentit une certaine agressivité des gens envers nous. Dans ces villages reculés j'ai l'impression que les touristes sont pas très bien vu!
De retour en ville, notre souhait de voir de la lucha libre (équivalent du catch américain) va peut être être exaucé. A Mexico nous avions essayé d'assister à une représentation mais en vain. De même à Puebla, impossible pendant les quelques jours de notre séjour. On sait grâce à facebook que le soir même il doit y avoir de la lucha mais c'est tout ce que l'on sait. On décide de se rendre à l'adresse trouvée sur internet pour voir si on peut acheter des billets. Une fois arrivé, on tourne en rond dans un quartier résidentiel, mais on trouve rien.  Finalement un habitant nous conduit chez quelqu'un qui se révélera être le fondateur de l'arène de lucha libre de Oaxaca. Il nous expliquera l'évolution de son arène, de son jardin à l'arène de ce soir. Nous ne sommes pas ou il faut mais on est sur la bonne voie. En effet son cousin, star de la lucha libre de Oaxaca, passant par la, nous prendra avec lui pour nous déposer à l'arène. Nous voilà bien introduit dans le milieu. Les places achetées il ne nous reste plus qu'à attendre le début du spectacle.
L'heure arrivée, les gradins se remplissent. Les gens viennent en famille, même les enfants les plus jeunes. Beaucoup dans le public portent un masque de lutteur. L'ambiance ne tarde pas à arriver. Des les premiers luttes, le public est en feu. Ça crie, ça encourage, ça hurle. Impressionnant! Bien sur les résultats sont un peu truqués, c'est un peu du faux. Il faut voir les combats comme une pièce de théâtre. Tout est scénarisé, les coup ne sont pas "réellement" portés (certains si) mais la performance sportive est bien la. Notre amis, Extrem Fly Jr de son nom de scène, est impressionnant. Il vole littéralement d'un coin à l'autre du ring. Dans cette pièce de théâtre, le public a aussi son rôle. Certains, les femmes essentiellement, hurlent sur les lutteurs des choses pas toujours très gentilles. Les lutteurs ne restent pas de marbre face à leurs paroles. Un des lutteurs a gentiment dit à notre voisine de retourner dans sa cuisine :-)
Bref ce fut une expérience intéressante et divertissante.


Le lendemain nous décidons d'aller visiter le site de Monte Alban, site édifié et habité par les zapotèques puis les mixtèques. Nous avions au préalable visite le musé de las cultures de Oaxaca ou nous avions pu admirer le travail remarquable des orphevres mixtèques qui travaillaient beaucoup l'or. Le site est bien plus petit que celui de Mexico mais il se situe sur la colline du tigre 400m au dessus de la ville. On profite d'un panorama à 360 degrés ainsi que d'un petit vent frais qui fait du bien.





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