samedi 29 mars 2014

L'artisanat local

Dans chaque ville traversée on trouve de l'artisanat "local", que ce soit dans les marchés ou dans la rue. On y trouver pleins de choses, des sacs, des étoffes très colorées, des habits traditionnels, des bijoux, des chapeaux, ... et souvent à des prix très bas. Idéal pour ramener un souvenir authentique du pays. Mais voilà, il y a quand même des choses étranges. Au Mexique il arrive de trouver des figurines de lama ou encore de pingouin. C'est mignon mais pas très local...
On trouve des masques en pierres semi précieuses pour moins de 6 euros. Nous avons pu en voir un cassé et il se trouve que la soit disant pierre est en fait un plaquage en je ne sais trop quoi. Bon ça empêche pas que le rendu final est sympa. On retrouve aussi des articles totalement identiques dans des villes distantes de plus de 500km. A vrai dire on retrouve les mêmes articles dans toute l'Amérique latine. Ça doit expliquer la présence des lamas. On trouve de l'ambre 100 pour 100 plastique vendu à prix dérisoire pour du vrai. Mais le comble vient de ma dernière expérience sur un stand d'artisanat indien ou un petit fil en plastique dépassant d'une robe m'attire l'œil. Le même fil en plastique qui sert à tenir les étiquettes de nos habits dans les magasins. En cherchant un peu plus, je fini par trouver l'article ou l'étiquette n'a pas été enlevée. Qu'elle surprise de lire "Hecho en India"! Il est tout de même possible de trouver de l'artisanat local, mais pour être sur il vaut mieux se rapprocher des associations de femmes indiennes qui le produise dans leurs ateliers. Mais le prix n'est pas le même...

mercredi 26 mars 2014

Oaxaca et la lucha libre

On continue notre route vers le sud direction la ville de Oaxaca. Cette fois on descend un peu en altitude vers 1500 mètres. Il commence à faire vraiment chaud la journée. Oaxaca est aussi une ville coloniale avec d'anciennes églises et bâtisses datant de la période hispanique. 




On a eu un peu de mal a trouver un hébergement car ici les prix explosent. En fait la ville est comme divisée en deux. Au nord de la place centrale la ville est plutôt bourgeoise et chère. Au sud c'est plus populaire. On finira par trouver un hôtel près du marché à un prix tout à fait correct, soit 280 pesos (environ 15€).
Non loin de cette ville s'étire une vallée bordée de petits villages indiens sur plus de 50 km. Il va être difficile de tous les visiter. On choisit d'aller dans le village de  Tlacolula ou le dimanche se tient un grand marché. Tous les indiens descendent des montages avoisinantes pour venir y vendre leur production. Marché ou on trouve fruits et légumes, viandes, outils forgés à l'ancienne, joug pour attacher les bœufs, textiles plus ou moins locaux et tout un tas de chinoiseries. On y goûtera le fameux alcool produit  essentiellement dans cette vallée à base d'agave nommé Mezcal. Celui ci s'apparente un peu a la tequila mais avec un goût  beaucoup plus fort. On a pas trop aimé, mais bien plus que les chapolinas. Ce sont des grillons frits et assaisonnés avec du piment ou du citron, mets très apprécié des indiens. Il fallait goûter pour savoir, on l'a fait. Mais pas questions d'en ramener un plein sac.
La visite était très agréable mais on a sentit une certaine agressivité des gens envers nous. Dans ces villages reculés j'ai l'impression que les touristes sont pas très bien vu!
De retour en ville, notre souhait de voir de la lucha libre (équivalent du catch américain) va peut être être exaucé. A Mexico nous avions essayé d'assister à une représentation mais en vain. De même à Puebla, impossible pendant les quelques jours de notre séjour. On sait grâce à facebook que le soir même il doit y avoir de la lucha mais c'est tout ce que l'on sait. On décide de se rendre à l'adresse trouvée sur internet pour voir si on peut acheter des billets. Une fois arrivé, on tourne en rond dans un quartier résidentiel, mais on trouve rien.  Finalement un habitant nous conduit chez quelqu'un qui se révélera être le fondateur de l'arène de lucha libre de Oaxaca. Il nous expliquera l'évolution de son arène, de son jardin à l'arène de ce soir. Nous ne sommes pas ou il faut mais on est sur la bonne voie. En effet son cousin, star de la lucha libre de Oaxaca, passant par la, nous prendra avec lui pour nous déposer à l'arène. Nous voilà bien introduit dans le milieu. Les places achetées il ne nous reste plus qu'à attendre le début du spectacle.
L'heure arrivée, les gradins se remplissent. Les gens viennent en famille, même les enfants les plus jeunes. Beaucoup dans le public portent un masque de lutteur. L'ambiance ne tarde pas à arriver. Des les premiers luttes, le public est en feu. Ça crie, ça encourage, ça hurle. Impressionnant! Bien sur les résultats sont un peu truqués, c'est un peu du faux. Il faut voir les combats comme une pièce de théâtre. Tout est scénarisé, les coup ne sont pas "réellement" portés (certains si) mais la performance sportive est bien la. Notre amis, Extrem Fly Jr de son nom de scène, est impressionnant. Il vole littéralement d'un coin à l'autre du ring. Dans cette pièce de théâtre, le public a aussi son rôle. Certains, les femmes essentiellement, hurlent sur les lutteurs des choses pas toujours très gentilles. Les lutteurs ne restent pas de marbre face à leurs paroles. Un des lutteurs a gentiment dit à notre voisine de retourner dans sa cuisine :-)
Bref ce fut une expérience intéressante et divertissante.


Le lendemain nous décidons d'aller visiter le site de Monte Alban, site édifié et habité par les zapotèques puis les mixtèques. Nous avions au préalable visite le musé de las cultures de Oaxaca ou nous avions pu admirer le travail remarquable des orphevres mixtèques qui travaillaient beaucoup l'or. Le site est bien plus petit que celui de Mexico mais il se situe sur la colline du tigre 400m au dessus de la ville. On profite d'un panorama à 360 degrés ainsi que d'un petit vent frais qui fait du bien.





Puebla et Cholula

Puebla, a un peu plus de 2h au sud est de la capitale, cette ville va nous permettre de changer d'air. On quitte Mexico par un col a 3200m. Une fois de plus on comprend bien l'ampleur de la pollution ici. Du col on distingue difficilement la ville et les montages avoisinantes. Ce brouillard jaune nous en empêche. La ville de Puebla est magnifique. Dans le style colonial, elle comporte aussi un Zocalo (place centrale) bordée d'une église et de bâtiments plus beaux les uns que les autres. Ici la densité d'église est impressionnante. On en trouve a tout les coins de rue. C'est aussi un haut lieu de la gastronomie mexicaine, c'est le berceau du Mole Poblano (sauce épicée au chocolat). On y mange aussi des Cemitas, une sorte de sandwich rond, couvert de graines de sésames, rempli de viande, fromage, avocat, haricots noirs ... Bref une ville ou il fait bon flâner dans les rues et ou on se sent bien. Non loin de la se trouve la petite ville de Cholula. Dans cette ville il y a une des plus grande pyramide Toltec/Aztec. Celle ci est couverte de pelouse ce qui fait qu'on la confond avec une colline. En son sommet se trouve l'église que fit ériger le conquistador Herman Corte en lieu et place du temple Azetc qui s'y trouvait. Du sommet on pouvait apercevoir, mais difficilement a cause de quelques nuages, la silhouette des volcans qui se trouvent tout près de la ville.
Nous y étions le 21 mars ou se tenait une fête locale pour célébrer l'arrivée du printemps. Sur la place musique, dance rituelles, bénédictions chamanique et Voladores étaient de coutume.
Vous vous demandez ce que sont les Voladores? Et bien c'est ça :
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Danse_du_volador

Mexico distrito fédéral

C'est comme ça que les mexicains appellent la capitale. On est enfin arrivé a quitter Cuba. En arrivant sur la capitale, de l'avion on commence a se rendre compte de l'étendue de cette ville. D'après notre guide de voyage (géo guide) 24.6 millions d'habitants. L'avion commence la descente sur la ville et on quitte le ciel bleu pour un ciel jaunâtre. Cette ville est connue pour être une des plus polluée au monde. Mais les choses ont quelque peu changé, l'État a réagit en prenant des mesures ces 10 derniers années (bus vert, vélo, interdiction de circuler pour les véhicules de plus de 10ans, circulation limitée les jours de pic de pollution...). Du coup la pollution a chutée. Autour de 200 micro grammes/m3 contre 700 a 900 dans les années 90. Pour info, en France le seuil d'alerte est fixé a 25!
Mais bon pour nous français que nous sommes ça pique les yeux la gorge et le nez.
Une fois sorti de l'aéroport on découvre une ville moderne avec 12 lignes de métro. Il y a des voitures partout et très peu de Volcho (les fameuses coccinelles). Elle ont pas survécu au plan anti pollution. La ville regorge de magnifiques bâtiments coloniaux. La place centrale du Zocalo impressionne. Ses églises et palais sont en roche volcanique dans les tons rouge/noir. La ville étant construire sur un ancien marécage les bâtiments ont tendance a s'enfoncer. Du coup les rues semblent toutes tordues. A certains endroits, les rues ont été creusées pour pouvoir permettre d'accéder au édifices.
Non loin de la ville se trouve le site de Teotihuacan, un des plus grand site Aztec. Les pyramides parfaitement conservées, ou plutôt restaurées, sont impressionnantes. La pyramide du soleil mesure dans les 65m.
De retour sur la capitale, le long de la route on peut apercevoir l'étendu des favelas construit a flanc de collines. Plus de 6 millions de personnes y vivent.
On serait bien rester quelques jours de plus dans cette ville, notamment pour voir un spectacle de lucha libre, mais la pollution n'est plus supportable.

mardi 25 mars 2014

La nourriture cubaine, sacrée tragédie.

Assis au bord de la piscine de l'hôtel ou nous avons était logés suite au surbooking nous ne rêvons que de tacos, quesadilas et autres mets mexicain. Il faut dire que la cuisine cubaine est assez chaotique et redondante. Les restaurants proposent tous des sempiternels riz poulet ou riz porc a des prix souvent injustifiés, ou de nombreux plats qu'ils n'ont pas la possibilité de réaliser. Un exemple pour le petit déjeuner on se voit souvent proposer des oeufs accommodés de diverses façon (souvent type omelette ou en sandwich) ou des burgers. Bon et bien, il arrive que le restaurant n'ait pas d'œufs...pas grave on commence a être habitués alors on commande un café au lait avec le sourire...mais c est long il n'arrive pas! C est normal me direz vous ils n'ont pas assez de tasses pour servir tout le monde...heu sauf qu'il y a que 8 clients dans le resto a touriste presque vide , nous compris....ça pourrait prêter a rire si au moins l'addition n'était pas fausse....
Autre exemple lors de notre séjour a playa larga nous étions tombé sur un hôte fort sympathique et nous avions décidé de lui faire des crêpes pour lui faire découvrir un plat de chez nous. On s'est dit que tant qu'a faire on allait aussi en faire des salées. Donc pour des crêpes ça coute 5 cuc soit un demi mois de salaire (juste farine, huile, lait et une confiture) et impossible de trouver des œufs, du jambon et du fromage ( dans les 3 "magasins" du village)...
Nous avons essayé également d'acheter du pain et se fut fort compliqué car souvent il est distribué à la population sur présentation d'une carte de rationnement il faut donc aller mendier et négocier un pain a burger dans une petite échoppe.
Une note tout de même positive a tout ça les cubains réalisent des pizzas individuelles bien plus mangeables que chez leurs voisins d'Amérique centrale. Merci les pizzas de nous avoir permis de survivre!

samedi 22 mars 2014

Viva Mexico

Notre séjour a Cuba s'achève, nos avis sont mitigés. Je me rappel avoir lu un blog avant de partir ou la conclusion était "Cuba c'est l'amérique du sud avec les inconvénients sans les avantages". J'irai pas jusque la mais il y a un peu de ça. Le pays semble manquer de vie. Certes les lieux touristiques sont animés a coup de salsa, de mojito, ou encore de pina colada. Mais les cubains ont a peine de quoi manger. Leurs salaires s'échelonnent de 10 USD pour l'ouvrier a 30 USD pour un chirurgien. Quand on voit le prix des rares produits que l'on trouve dans les tiendas on se demande comment ils font. Tout est plus cher qu'en France. Du coup on ne retrouve pas la vie locale que l'on peu trouver dans les pays voisins. Il n'y a pas de commerces de rue. Le soir les restos/bars se payent en CUC ce qui exclus pratiquement tous les cubains. Comment un cubain peut payer un repas qui va lui couter au  minimum la moitié de son salaire !
Il ya une solution que beaucoup de cubain ont adoptés. Glaner des CUC auprès des touristes, quelque soit la manière. Louer sa maison, travailler auprès des touristes car les pourboires peuvent en un jour dépasser leur salaire mensuel. Les taxis qui font payer a prix fort la course aux touristes, mais aussi les rabatteurs qui touchent des commissions pour amener des touristes dans un restaurant ou a une casa. Du coup ces derniers sont extrêmement pénibles !
Le dernier soir nous retournons a la Havane pour notre dernière nuit. Nous trouvons une casa par nous même mais un rabatteur nous suis depuis 5 min. Ayant trouvé la casa tout seul, celui-ci n'a pas droit a une commission. Il restera plus d'une heure en bas de la rue a essayer de négocier sa commission avec le proprio de la casa...

Le lendemain matin nous attend notre avion pour Mexico a 7h. Finalement on a décidé de s'y pointer un peu plus tôt vu que tout le monde disait 3h avant. Donc taxi a 4h30 du matin dans une vieille américaine avec un tableau de bord de 106. A l'arrivée des mexicains partout a même le sol entrain de dormir. Étrange. Et puis bonne surprise avion retardé a 10h30 au lieu de 7h! Chier. On décide de faire comme tout le monde, d'aller dormir sur un banc. A 7h on va voir... On sait jamais. Plus personne. En fait ils ont ouvert l'enregistrement a l'horaire normal. Et comme ils avaient fait  énormément de surbooking... Impossible d'embarquer comme une douzaine d'autres passagers. On a eu le choix entre prendre un avion pour le Panama, puis correspondance pour arriver a minuit a Mexico ou prendre le même avion le lendemain. Du coup histoire de rester en vie on a pris la 2 ème option. Merci Cubana!
Ils nous ont quand même payé un hôtel a 150Usd la nuit plus transport aéroport et nourriture. Hôtel présidente, ou la douche fuyait, l'eau était tiède, la moitié des lumières de la chambre ne marchaient pas et j'en passe. La nourriture, miam, la pire du séjour. Un service déplorable. L'activité principale des serveurs au restaurant était d'essayer de faire payer les boissons aux pauvres retraites français qui séjournaient dans l'hôtel alors que tous avaient une formule tout inclus ! ! ! Et de se servir de gâteaux dans le buffet en plein service en discutant en groupe a l'entrée du restaurant.
Bref, le lendemain 2h30 du matin, taxi pour l'aéroport. Enfin on va quitter le pays, mais au moment de enregistrement quelle surprise quand on nous dit qu'on est sur liste d'attente !  Putain de Cubana De Aviation de m....!
Finalement en expliquant calmement notre cas on fini par nous délivrer le saint graal, j'ai nommé la carte d'embarquement.
Avec une heure de retard on finira par arriver a Mexico fatigués mais heureux.

Varadero

Ultime étape avant de quitter le pays. Cette ville côtière donne sur une des plus belles plage de l'île. 20 km d'eau turquoise. Certainement le lieu le plus touristique de Cuba. C'est aussi le paradis des hôtels "all inclusive", mais on en verra rien car on restera dans le village dans une casa avec vue sur la mer tenue par un couple de septuagénaire très sympa.
Ici on retrouve un petit cote Habana assez énervant. Il faut tout le temps rectifier l'addition car elle est rarement bonne et toujours en notre défaveur.
Les taxis sont toujours de vielles américaines mais ici elles semblent neuves ! La plupart sont des cabriolets d'origine ou pas. Ça ajoute un petit quelque chose a l'endroit.
On restera 3 jours  avec au programme... plage plage plage et quelques nuages.

Coco taxi

Voilà un drôle d'engin. Imaginez une noix de coco a laquelle on ajoute des roues et un moteur de mobylette. Trop curieux de tester ce moyen de transport on embarque direction la plage d'Ancon a 12km de Trinidad. A guère plus de 40 km/h en pointe le trajet fut assez fun.

Trinidad

Cette-fois on prend le bus direction une ville coloniale cubaine. Trinidad contraste pas mal avec tout ce qu'on a pu voir dans ce pays. Les petites maisons coloniales très colorées et les rue pavées en font un lieu ou on a envie de rester. De plus on a repéré pas mal de choses a faire autour de cette ville. Au centre se trouve la placa mayor, lieu touristique par excellence. Mojito, Pinacolada et groupe de salsa y sont légion.
Non loin de la ville se trouve la vallée de los ingenos. Une vallée autrefois très agricole ou poussait la canne a sucre mais qui aujourd'hui est pour ainsi dire a  l'abandon. Un paysan nous expliquera que les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus travailler dans la vallée. Il est plus facile de gagner des CUC auprès des touristes. On décide donc de visiter cette vallée en train a vapeur comme indiqué dans le routard. Le train est certes a vapeur, mais a vapeur de diesel ! Ha oui c'est vrai, le Routard...
Une fois en route on découvre les paysages de cette vallée, quelques anciennes Hacienda nous permettent de nous imaginer le temps ou les esclaves cultivaient les champs de canne.
Ayant bien aimé ces paysages ou l'agriculture archaïque subsiste (pratiquement pas de mécanisation) nous décidons d'y retourner mais cette fois convoyé par l'animal préféré de Maud... le chat, heu non, le cheval. Une première pour Fabien, de lointains souvenirs pour Maud et ma 3 ème fois. Les chevaux sont plutôt dociles et réglés sur le mode pilote automatique. Ils savent même ou il faut tourner. En chemin une pause est prévue pour déguster du Guarapo. Il s'agit d'un jus de canne a sucre fraîchement pressé. Ce n'était une découverte pour personne car la veille on en avait bu dans une rue non touristique pour 1 pesos en monnaie nationale. La, le verre coûte 2 CUC soit 50 fois plus cher. Mais bon ça nous permet de reposer un court instant nous postérieurs qui commence a été légèrement douloureux. La balade reprend en direction d'une cascade ( enfin en cette saison il s'agissait plutôt d un filet d'eau) ou on peut se baigner... A condition de payer le droit d'entrée de 6.5 CUC. Le tour est quand même sympa même si le cheval n'est pas trop mon truc. Maud quand a elle a adorée, au moins autant qu'un bon plateau de fromage !!!

mercredi 19 mars 2014

Playa Larga ou la baie des cochons

Une fois de plus on se laisse tenter par l'option taxi pour se rendre a Playa Larga. Ça met moins de temps et le prétendu chauffeur rencontré dans la rue nous a promis une 407 confortable pour faire le trajet. Étrange car depuis que nous sommes arrivés on en a pas vue. Drôle de surprise quand attablés au milieu des champs de tabac pour le petit déjeuner on voit arriver une vieille américaine au bruit de tracteur. Dans un premier temps on se dit en rigolant "voilà notre taxi". Mais en fait il s'agissait bien de lui. Nous voilà donc partis dans ce bolide remotorisé au diesel, sautillant sur la chaussée inégale, mais filant a vive allure. Après un peu plus de 4h de trajet on finit par arriver dans le village de Playa Larga. C'est pas l'heure du bus Viazul donc pas de rabatteur. On peut donc choisir en toute tranquillité notre casa. Pas trop dur d'en trouver une, il ya pas trop de touristes et les panneaux casa fleurissent un peu partout. On ira a la casa Nela. Dans cette maison vit Emilio et sa maman. Nous passerons  beaucoup de temps avec Emilio qui nous expliquera quelques petites choses sur la vie a Cuba. A nos lecteurs, si vous passez par la un jour, aller dans cette casa. Emilio est vraiment un cubain exceptionnel et débordant de gentillesse. Contrairement a  beaucoup d'autre il n'est pas intéressé par l'argent des touristes. Bref si vous allez la bas vous ne vous passerez de bons moments.
Sinon, playa Larga est située dans la fameuse baie des cochons. Il y a certes une plage, mais l'intérêt n'est pas la. Non loin on trouve 2 spots magiques. La Cueva de los pezes et Caleta buena. Il y en a  certainement pleins d'autres.
Dans le premier se trouve une Cenote dans laquelle se on peut observer pleins de poissons. Il en est de même pour la cote qui se situe a 100m. On y verra aussi quelques coraux. A Caleta Buena le snorkeling est aussi de rigueur. Dans une crique se concentre des poissons de toutes les couleurs. Même s'il faut payer 15CUC l'entrée avec l'option "all you can eat... and drink", ça vaut le coup. La baie des cochons est également le lieu de visite de fermes de crocodile. On trouve ce gentil petit animal au menu de nombreux restaurant a côté de la langouste. Miam ça ressemble a du poulet mais avec plus de goût...

Vinales, les mogotes et le tabac

On quitte la Havane sans regrets direction l'ouest pour la ville de Vinales. A bord du bus Viazul on est étonné par l'état du réseau routier.  Les routes sont en bon état, il y a même une 2x2 voies.
On arrive dans on village mignon et coloré. A la sortie du bus nous attend une horde de cubains avec des pancartes "casa". On arrive même pas a s'extirper du bus... La on comprend que le logement va peut être pas nous couter si cher que ca.
Il y a même des casas a 10 CUC la nuit. Finalement on décide de chercher par nous même et on finit par se loger au plus prêt des champs de tabac pour 15 puis 20 CUC la chambre triple.
Ce petit village nous fait oublier l'expérience de la Havane. Les gens sont sympa, l'atmosphère est moins polluée et plus détendue.
On y reste 3 nuits avec au programme visite des champs de tabac et plage a la playa Jutia.
La visite guidée en français des champs de tabac nous permet de nous promener au milieu des mogotes. Le décor est splendide, on déambule entre la verdure des champs et les séchoirs. Notre guide nous explique  tout le procédé pour faire un cigare. Nous irons également assister a une démonstration de façonnage de cigare dans la maison d'un paysan.
La plage jutia située a près de 60km de la ville est difficilement accessible. Un taxi nous y amènera pour 30 CUC. A bord de la Moskvitch le trajet nous paraitra interminable. Cette vielle voiture russe dégage une odeur d'essence insupportable! Nos vêtements resteront d'ailleurs imprégnés plusieurs jours...
Une fois arrivé, la couleur de l'eau redonne le sourire a Maud.
Nous feront une petite excursion en snorkeling jusqu'à la barrière de corail ou nous verront tout de même quelques poissons mais les plus beaux spots sont plutôt sur la cote sud. C'est ce que nous allons vérifier.

mardi 18 mars 2014

Cuba - la havane

Après 45 min de vol on arrive a Cuba. La, on retrouve Fabien fin prêt pour partir a l'aventure. Après avoir trouvé des CUC (1CUC = 1USD) au distributeur de l'aéroport il ne nous reste plus qu'a trouver un taxi pour la Habana Vieja ou nous attend une casa particular. 25 CUC la course et pas moyen de négocier. Pour faire moins cher il a des bus au terminal 1 mais on a pas testé.
Sur la route on commence a voir des vieilles américaines qui fument noir et se mouvoient dans un bruit de camion. Et oui les V8 originaux ont laissé place a des diésels de provenance asiatique ou russe. Ça fume ça fume. Une fois dans le taxi on se rend compte que les vielles américaines sont bien plus nombreuses que ce qu'on imaginait. Rapidement l'atmosphère devient irrespirable. Ça commence à nous prendre a la gorge. Pas cool. On arrive enfin dans le vieux centre de la havane ou dans les rues étroites la circulation est moins dense. on respire un peu mieux. Mais la autre surprise. La ville est comme qui dirait en ruine ! Des immeubles sont complètement effondrés, d'autres n'ont plus que la façade qui tient debout aidée par quelques madriers.
Une fois dans la casa, bonne surprise. Située au deuxième étage d'une "maison" coloniale notre résidence est plutôt luxueuse. L'accueil est sympa, on s'y sent bien. Une nuit bien méritée nous attend. Le lendemain matin on part a la découverte de la ville. Notre premier impression se confirme, les bâtiments,  le Capitol qui est en travaux, les rues sont dans un état de délabrement avancé. Mais ça grouille de vie. Il y a 2 monnaies en circulation a Cuba, la monnaie nationale et le CUC. La première ne vaut pas grand chose 25 pesos = 1 USD. La vie en CUC est chère. On finit par se procurer de la monnaie nationale a la cadeca. Nous voici avec une liasse impressionnante. On a changé 30€...
Les grand magasins brillent par leur absence. Seule quelques tiendas voir quelques bar permettent d'utiliser la monnaie nationnale.
Le vieux centre étant très touristique les rabatteurs pour les restaurants, bars et autre tours sont assez agressif! Ça en devient rapidement chiant!
Puis on est confronté aux jiniteros. Plusieurs personnes parlant français viennent nous accoster pour discuter. Elle nous suggèrent d'aller visiter la fabrique de cigare ou d'aller dans le bar de buena vista social club. On comprend pas très bien leur petit manège mais a la vue de leur insistance il est clair qu'ils doivent être commissionnés!
Le deuxième soir on décide de s'éloigner un peu du vieux centre pour essayer d'éviter cette atmosphère pesante qui nous mène a penser que pour les cubains nous ne sommes qu'un porte monnaie a CUC.
Au moment de payer la note au restaurant il nous faudra batailler pendant 15 min pour arriver a faire enlever les plats que nous n'avons pas commandé. Bilan de cette journée, pas une fois on nous a présenté une note sans erreurs. La Havane, on aime ou on aime pas. Nous on a pas aimé !